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Hommage à Éric EYDOUX

Disparu le 24 mars 2025

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès d’Éric Eydoux, à l’âge de 85 ans, le 24 mars dernier.

D’origine franco-norvégienne, il a consacré une grande partie de sa vie aux relations entre la France et les pays nordiques, notamment la Norvège. Après des études d’allemand à la Sorbonne, il a enseigné le français en Norvège, tout en préparant un doctorat en langue, littérature et civilisation scandinaves. D’abord nommé assistant à l’université de Strasbourg, puis à celle de Caen, il est devenu ensuite conseiller culturel près de l’ambassade de France à Oslo de 1976 à 1980. Pour le reste de sa carrière universitaire, il a occupé un poste de maître de conférences au département d’études nordiques de l’université de Caen Normandie, avec une préférence marquée pour la traduction, la littérature et la civilisation. Enseignant dynamique, pédagogique et enthousiaste, il était très apprécié tant de ses collègues que de ses étudiants.

En 1983, avec Rolf Tobiassen, il a cofondé l’Office franco-norvégien d’échanges et de coopération (OFNEC) dont il a été le directeur jusqu’à sa retraite, en 2004. Depuis plus de 40 ans maintenant, l’OFNEC accueille et forme des étudiants des universités norvégiennes partenaires (NTNU, Bergen et Agder). Pendant de nombreuses années, l’OFNEC a organisé quantité de manifestations scientifiques et culturelles, assurant l’essor des relations franco-norvégiennes. En 1992, Éric Eydoux a créé le festival Les Boréales de Normandie qu’il a dirigé jusqu’en 1998. Maire adjoint à la culture de la ville de Caen de 2001 à 2008, il a alors créé Époque, le Salon du livre de Caen. Sa passion pour les livres l’a aussi amené à faire connaître la littérature scandinave en France en tant que traducteur et en publiant une Histoire de la littérature norvégienne. Il a fondé les éditions Le Bois Debout et dirigé une collection nordique aux Presses Universitaires de Caen. Et pour encourager les relations franco-nordiques dans le cadre de la recherche également, il est devenu en 2012 codirecteur de publication de la revue Nordiques. Enfin, on a pu aussi apprécier sa belle plume dans un roman policier humoristique intitulé Sus au chatelain. Nous nous souviendrons d’Éric Eydoux comme d’un homme passionné et bienveillant. Nous n’oublierons jamais son investissement sans faille pour promouvoir la culture norvégienne et nordique en France. Et nous adressons nos plus sincères condoléances à tous ses proches.

Annelie Jarl Ireman, maître de conférences, Département d’études nordiques

Gaëlle Cador, chargée de gestion administrative, Office franco-norvégien d’échanges et de coopération (OFNEC)

  1. Merci, cher Eric, pour ton sourire chaleureux, pour tes conseils précieux pendant toutes ces années, pour ton enthousiasme constante et pour ta capacité à créer des liens entre les gens. Je ne t’oublierai pas et je suis heureuse et fière d’avoir été ton collègue et amie. Tack för allt! / Annelie Jarl Ireman

  2. J’ai eu l’occasion de rencontrer Éric Eydoux lorsque j’étais directrice de l’OFNEC (2012-2015). En 2013, l’OFNEC fêtait ses 30 ans d’existence, et Éric a été une aide précieuse dans l’organisation de ces festivités et a contribué à faire de ces 3 jours (du 6 au 8 novembre) un moment marquant de l’histoire de l’OFNEC. Il a, entre autres, animé la soirée littéraire qui s’est tenue à la Maison de l’Etudiant, a fourni de nombreuses archives (photos, livres) pour l’exposition intitulée L’Office Franco-Norvégien d’Echanges et de Coopération d’hier à aujourd’hui (1983-2013) / OFNEC i går og i dag, à la Bibliothèque Universitaire Droit-Lettres, et co-dirigé l’ouvrage édité pour cette occasion, avec Rolf Tobiassen (co-fondateur de l’OFNEC) et moi-même.
    J’ai découvert à l’occasion de cette collaboration un homme généreux et à l’enthousiasme indéfectible et communicatif.
    De façon plus large, comme le montre le message d’Annelie et Gaëlle, Éric a sans conteste joué un rôle majeur dans le développement de la coopération entre la Normandie et la Norvège, et le rayonnement de la culture scandinave en France. Nous lui devons beaucoup, et nous ne l’oublierons pas.
    Odile Blanvillain, Maître de conférences au département d’études anglophones

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